Un
pays
fort, une
nation forte,
a besoin de
grands
services de
recherche
d’Etat.
Charles de
Gaulle, à la
Libération, a
construit ce
qui a fait le
renom de
l’excellence
française par
delà les
frontières,
les grands
organismes de
recherche,
comme le CNRS,
l’INSERM, etc.
Je
partage cette
volonté en
m’engageant à
:
-
Donner à
l’état
Français le
contrôle de sa
recherche,
pour qu’elle
soit libre des
lobbies
financiers et
européens.
-
Valoriser le
métier de
chercheur,
pour que le
chercheur
soit libre de
ses choix pour
chercher et
trouver.
-
Investir
massivement
dans la
connaissance
car le
savoir rend
libre.
- Établir enfin
la confiance
réciproque
nécessaire
entre
l’industrie et
la recherche
publique.
A
ce titre, je
garantis une
augmentation
de 2012 à
2017 de 6.7
milliards pour
l'enseignement
supérieur et
la recherche.
La
contractualisation
insuffisante
des « jeunes
chercheurs »
et l’emploi
des docteurs
faisant défaut
dans les
secteurs
publics
et privés,
sont en lien
direct avec la
dégradation de
la recherche
en France
ces dernières
années :
l’atomisation
des équipes de
recherche par
les primes,
la « carotte »
des ANR, la
généralisation
de
l’évaluation
sur la seule
base de
la
bibliométrie,
la
généralisation
des CDD à la
place de
postes
permanents, le
formatage de
l’espace
européen de la
recherche avec
en particulier
la création
de l’AERES, et
les dérives
qu’elle induit
par exemple
dans les
écoles
doctorales qui
sont évaluées
en fonction
des thèses
inscrites et
soutenues ou
lorsque
l’évaluation
AERES conduit
à la fermeture
d’équipes ou
de laboratoires.
La
thèse est un
réel
apprentissage
au métier de
chercheur. Ce
doit être un
compagnonnage,
pas un contrat
industriel. Le
contrat
industriel est
à passer entre
le laboratoire
et
l’entreprise,
pas entre le
doctorant et
l’entreprise.
Les pratiques
d’emploi des
doctorants
varient en
fonction de
l’organisme
payeur, du
domaine de
recherche, du
laboratoire.
Je
propose de
généraliser le
contrat
doctoral qui
existe dans
nombreuses
écoles
doctorales,
définir le
minimum versé,
les conditions
et la
protection
sociale
devant être
garantis et ne
pas autoriser
la thèse si
ce minimum
n’est pas
garanti. La
durée de la
thèse dépend
aussi des
domaines de
recherche.
Elle doit
être de la
responsabilité
de l’Ecole
Doctorale et
du
laboratoire,
avec dans
tous les cas
la couverture
par un
contrat.
De
plus, je
souhaite
relever le
niveau du
doctorat et
en faire un
vrai diplôme
soumis à un
vrai examen,
garant d’une
vraie
compétence, ce
qui n’est pas
toujours le
cas.
L’équivalence
avec les
autres
pays ira de
soi. Ainsi, je
propose
d’introduire
un examen à
mi-parcours,
comme c’est le cas dans certaines écoles doctorales, afin
que
l’encadrant
et/ou le
doctorant
puisse décider
d’arrêter et
établir une
attestation
aux étudiants
recalés, ou
démissionnaires,
pour
validation de
leurs
travaux comme
formation et
parcours
professionnel.
Les
conditions du
doctorat
varient aussi
d’un
encadrant à
l’autre. Pour
palier tout
manque ou
mauvais
encadrement
d’une
thèse, je veux
aussi modifier
l’habilitation
à diriger des
recherches,
qui ne
devrait pas
être considéré
comme une
deuxième
thèse, mais
réellement une
aptitude à
encadrer un
doctorant, à
accueillir un
chercheur, à
animer une
équipe, une
collaboration,
à faire un
réel
compagnonnage.
Cette
dimension de
management
n’est pas
explicitement
demandée
actuellement
dans le texte
officiel. Il
faut de bonnes
pratiques,
garantes d’une
réelle et
effective
habilitation à
diriger des
recherches,
pas seulement
scientifiques.
Je souhaite
donc remplacer
la soutenance
et le mémoire
actuels par un
examen devant
une
commission
nationale avec
un dossier
complet.
Du
doctorat doit
disparaitre
tout
enseignement,
le
doctorant
devant se
consacrer à la
recherche et à
la formation,
sans cumul
d’emploi sauf
cas
exceptionnel,
sur demande du
doctorant et
avec avis
favorable
de l’école
doctorale et
de
l’encadrant.
Les vacations
peuvent être
envisagées,
mais après la
thèse, si on
dissocie,
comme je le
propose,
recherche et
enseignement.
Les postdocs
sont des CDD
de recherche
qui permettent
d’acquérir
une expérience
de recherche.
Les vacations
doivent être
envisagées
comme un «
postdoc
d’enseignement
» qui permet
d’acquérir une
expérience
d’enseignement.
Ces deux types
de CDD,
pourraient
permettre
d’employer des
jeunes
docteurs
étrangers, des
docteurs
voulant
expérimenter
recherche ou
enseignement
pour
voir s’ils
souhaitent
continuer dans
cette voie,
éventuellement
des docteurs
de
l’industrie en
reconversion
ou en
sabbatique.
Ensuite,
l’attribution
de titre de
séjour sur le
motif de
scientifique-chercheur
ne doit pas
être
systématique
mais
facilitée,
par un
traitement
particulier
des dossiers
dans un
circuit
spécial
auprès
des
préfectures.
Un partenariat
confiant doit
donc exister
entre les
laboratoires,
l’école
doctorale et
les services
de
sécurité.
En
effet,
certains
laboratoires
sont
classifiés et
certains pays
d’origine
aussi.
L’attribution
ne peut donc
pas être
systématique,
c’est
incontournable.
Parfois ce
sont les
préfectures
qui sont
débordées et
qui ont du
retard, des
jours, des
semaines même.
Ce qui est
dramatique.
Mais ce n’est pas toujours la faute des autorités. C’est
aussi parfois
la faute de
l’encadrant,
du laboratoire
ou même du
doctorant qui
lui-même s’y
prend trop
tard, même
s’il dans les
organismes,
par exemple
dans
les
délégations
CNRS, des
assistances
pour les
formalités administratives des visiteurs étrangers. Un séjour,
comme un
accueil, se
prévoit. Il
faut donc
systématiser
les
procédures,
pas
l’attribution
du titre de
séjour.
De
plus, si comme
je le
souhaite, un
examen est
introduit à
mi-parcours de
la thèse, le
titre de
séjour doit
couvrir la
première
partie avec
possibilité de
renouvellement
pour la
deuxième
partie, plus éventuellement une année supplémentaire. Ceci,
sous réserve
d’avoir
l’examen à
mi-parcours
puis d’avoir
le doctorat.
Le
terme « jeune
chercheur » ne
doit pas
inclure à la
fois les
doctorants et
les jeunes
docteurs. En
effet, si on
élève le
niveau et
l’importance
du doctorat,
alors on ne
peut pas
mettre dans le
même panier
doctorants
et nouveaux
docteurs.
Après avoir
reçu le
diplôme à
l’issue de la
soutenance de
thèse, le
doctorant
devient
docteur et
passe de
l’autre côté
de la
barrière. Il
faut créer une
classe «
doctorants »
dans les
conseils, en
plus de
délégués
licence et
master.
Il
faut dissocier
Enseignement
et Recherche
et faire
une vraie
évaluation des
deux métiers.
L’enseignement
et la
recherche sont
deux métiers
particuliers
pour lesquels
il faut avoir
la vocation.
N’est pas l’un
ou l’autre
qui veut, même
par devoir ou
obligation.
Vouloir
obligatoirement
les mélanger
ne donne pas
forcément le
résultat
escompté. Il
faut un choix
à
toutes les
étapes de la
carrière, mais
sans payer
plus l’un que
l’autre.
Actuellement,
un
enseignant-chercheur
qui peaufine
son
enseignement,
qui aime
enseigner,
n’est pas du
tout valorisé,
seule sa
recherche
comptant pour
sa carrière.
Je souhaite
ainsi séparer
les deux
métiers
: enseignant
et chercheur,
avec un choix
à la vocation
dès le
recrutement
pour
avoir des
chercheurs et
des
enseignants
motivés et
qualifiés.
Il
faut redonner
aux
commissions
des EPST le
soin
d’évaluer
toute la
recherche
française,
comme cela
était le cas
au moins
jusqu’en 2005,
de façon
détaillée sur
l’ensemble des
activités de
la recherche,
pas sur juste
un facteur
d’impact ou un
indice de
citation, qui
sont des
facteurs de
notation très
controversés
et instaurés
pour
quantifier la
productivité
et le
rayonnement
intellectuels
de la
recherche
produite.
Ces
commissions
d’évaluation
des organismes
de
recherche,
sont
remplacées par
l’AERES. Mais
les EPST
n’avaient pas
besoin de
l’AERES pour
faire en moins
bien ce
qu’elles
faisaient
avant. Je veux
donc
remplacer
l’AERES par
deux comités
d’évaluation
nationaux, un
pour toute la recherche française, un pour
l’enseignement
de façon
détaillée sur
l’ensemble des
activités.
Dans le cas de
l’activité «
enseignement »
: contenu des
cours,
pertinence,
évolution,
impact, etc.
Ainsi,
tous les deux
ans, sur
demande de
l’agent ou
sur suggestion
des
commissions
d’évaluation
concernées,
mais après
évaluation
de ces
commissions,
je propose de
permettre au
chercheur d’un
EPST d’être
soit
en détachement
d’enseignement,
soit en
détachement
temporaire de
Recherche
&
Développement
en entreprise,
soit de
continuer à
exercer des
activités de
recherche en
laboratoire
public, soit
un mélange
bien défini,
pas forcément
moitié-moitié,
de plusieurs
de ces
activités. De
même, tous les
deux ans,
après
évaluation,
permettre à
l’enseignant
d’être en
détachement de
recherche en
laboratoire
public, en
détachement
temporaire de
Recherche
&
Développement
en entreprise,
de continuer à
enseigner dans
un
établissement
d’enseignement
supérieur, ou
de faire un
mélange bien
défini, pas
forcément
moitié-moitié,
de
plusieurs de
ces activités.
La
pression à la
publication
est dangereuse
dans les
domaines de
pointe, par
exemple dans
les pôles de
compétitivité.
Des
informations
sensibles sont
ainsi
diffusées
précocement.
Je propose
donc que le
dépôt d’un
brevet soit
aussi
spécifiquement
valorisé.
Une
recherche
autonome et
libre par
rapport aux
lobbies
financiers et
européens. Une
recherche
républicaine.
Au service de
l’Etat. Si
l’on supprime
le statut de
fonctionnaire,
ce ne sera pas
une fuite
mais une
hémorragie de
cerveaux
français hors
de France et
d’Europe.
Ce
statut est le
seul privilège
des chercheurs
académiques
par rapport à
leurs anciens
collègues de
promo, de
classes
préparatoires
ou d’école
d’ingénieurs
ou de thèse,
partis dans
l’industrie,
pour des
revenus bien
supérieurs.
Comment
estimer le
mérite d’une
recherche ?
Il faut
parfois
longtemps
avant qu’une
idée
n’aboutisse.
Les primes
instaurées
pour remplacer
la
revalorisation
des salaires
ne font que
casser
l’esprit
d’équipe
intrinsèque à
la recherche
pour une
individualisation
des carrières.
Je propose de
garder le
service à la
nation pour la
recherche et
l’enseignement.
Le statut de
fonctionnaire
est garant
d’une réelle
indépendance
par rapport
aux
financements
privés.
Mais
il faut faire
une réelle
réévaluation
des
salaires pour
qu’ils soient
au niveau
international
(…comme le
président
actuel
l’a fait de
son salaire en
2007 pour
avoir un vrai
salaire de
président !).
Les
rémunérations
faibles
actuelles et
la gestion des
carrières trop
rigide en
France en
comparaison de
ceux d’autres
pays
industrialisés
dans le monde,
incitent nos
chercheurs à
aller chercher
des emplois à
l’étranger et
à se
conformer aux
critères des
politiques de
recherche
définis par
ces pays. Il
faut donc à
mon sens
arrêter de
créer des CDD
mais
redéfinir les
échelles de
salaires et
les
carrières, et
revoir les
règles de
cumuls. Je
souhaite une
seule grille
de
salaire pour
les deux
métiers,
enseignant et
chercheur,
pour garder le
choix à
la vocation et
non à la
rémunération.
Enfin,
je le répète,
il faut
établir un
climat
confiant entre
tous les
partenaires
économiques.
Un partenariat
confiant entre
industrie et
recherche
publique. La
recherche
c’est
accroitre la
connaissance.
Comme disait
Gauss « les
découvertes
scientifiques
sont le
résultat d’un
tâtonnement
organisé dans
l’obscurité.
». Les
découvertes se
font rarement
là
où sont les projecteurs, rarement là où on les planifie.
Actuellement,
on confond
découvertes et
inventions,
programme et
projet. Pour
résoudre un
problème
technologique,
s’il n’y a pas
la
connaissance
préexistante,
et au mieux
les
découvertes de
la recherche,
il n'y a pas
d’inventions.
Sous
influence
européenne, la
recherche tend
à se
faire sur
projet, sur
des domaines
choisis, avec
la stratégie
et les efforts
pour atteindre
l’objectif
fixé bien
établis à
l’avance. Ces
projets
permettent
de focaliser
l’effort sur
des domaines
qui
le nécessitent
et c’est très
bien. Mais
lorsque toute
recherche ne
se fera plus
que sur
projet,
lorsqu’il n’y
aura plus de
chercheurs
académiques,
on ne
cherchera
plus, partout,
dans
l’obscurité,
et tant pis si
les problèmes
posés
ont alors
besoin de
cette
connaissance
qui manquera.
Beaucoup de
laboratoires
ont depuis
longtemps des
collaborations
industrielles,
souvent
fidélisés.
Mais,
il n’est ni
facile ni
simple pour
une PME ou une
grosse
entreprise,
d’oser
décider
innover sur
une chaine de
fabrication,
d’oser prendre
un risque,
même
pour la
découverte la
plus géniale
soit elle.
Surtout si on
répète partout
que
notre
recherche est
médiocre.
Cette auto
flagellation
n’existe pas
dans
les grands
pays. Je
mettrai fin à
cette
dépréciation
de notre
recherche
nationale.
Les
partenariats
public-privé
existant sont
basés sur
une
compréhension
et une
confiance
mutuelle. Pour
assurer une
meilleure
reconnaissance
des docteurs
et de leurs
compétences
dans
l’ensemble du
tissu
socio-économique
et promouvoir
leur
employabilité
durablement,
il
faut cette
confiance
réciproque. Je
m’appuierai
sur les pôles
de
compétitivité
pour définir
le partenariat
entre
Entreprises,
Etablissements
d’enseignement
supérieur et
EPST, dans
leurs rôles
originaux et
complémentaires
pour une
synergie
pacifique et
efficace.
Il
est important
aussi pour les
acteurs du
développement,
de la
recherche et
de
l’enseignement
supérieur de
se connaitre
pour pouvoir
travailler
ensemble en
synergie. Il
faut par
conséquent
inclure
particulièrement
les écoles
doctorales
dans le
partenariat,
proposer des
formations en
conséquence et
créer des
passerelles,
après
évaluation,
entre
industrie,
écoles
d’ingénieurs,
université et
EPST :
-
Par exemple,
après
évaluation des
commissions
concernées,
ouvrir
l’enseignement
et
éventuellement
aussi la
recherche
publique, à
des chercheurs
industriels
d’une
entreprise
privée et
souhaitant
être en
détachement
temporaire
dans le
public.
Réciproquement,
ouvrir, sur
évaluation
par les
commissions
concernées, un
détachement
temporaire
d’enseignement
ou de
Recherche
&
Développement
en
entreprise à
un ingénieur
du public.
-
Comme c’est le
cas déjà dans
certaines
écoles
doctorales, le
doctorant doit
suivre pendant
la thèse
plusieurs
formations
générales
et/ou
professionnalisantes
de son choix.
Je veux
généraliser
cette
pratique à
toutes les
Ecoles
Doctorales.
Le
crédit impôt
recherche est
en théorie
très bien
pour inciter
nos
entreprises à
investir dans
l’innovation,
voir
l’invention.
Cependant je
souhaite créer
une instance
d’évaluation
pilotée par
les EPST de
la R&D
ayant des
subventions
publiques. En
effet, de la
même façon que
les
entreprises
décident en
général des
subventions
qu’elles
accordent aux
laboratoires
publics
(thèses,
post-docs,
etc.), ce doit
être aux
organismes de
recherche de
juger de la
pertinence
d’une
subvention
publique faite
à une
entreprise et
non l’inverse.
Le but du
Crédit Impôt
Recherche ne
doit pas être
de se
substituer aux
laboratoires
des EPST mais
de renforcer
la synergie
entre
ces
laboratoires
et les
entreprises
pour dynamiser
l’économie
nationale.
Il
faut arroser
l’industrie
qui a besoin
des
compétences
des docteurs.
Il est évident
que la
recherche
publique n’a
ni les
moyens, ni
vocation à
recruter
l’intégralité
de ses
docteurs. Il
faut revoir la
prise en
compte du
doctorat dans
les
conventions
collectives du
privé et du
public. Dans
le privé, je
propose de
valoriser le
doctorat comme
formation
professionnelle
supérieure au
diplôme
d’ingénieur.
Dans la
fonction
publique,
je propose de
créer une
classe A+ pour
les titulaires d’un doctorat.
Enfin,
en
synthétisant
l’ensemble de
ma réponse,
vous
trouverez mes
propositions
qui
permettront de
valoriser le
statut
professionnel,
social et
culturel des
docteurs et le
mettre au même
niveau que
dans les
autres pays :
-
Contrat
doctoral
systématique.
-
Faire du
doctorat un
vrai diplôme
garant de
compétences et
d’une
formation
professionnelle.
-
Systématiser
un examen à
mi-parcours
pour arrêter
ou continuer.
Et En cas
d’arrêt
établir une
attestation
validant la
formation
et le parcours
professionnel.
-
Modulation de
la durée par
l’Ecole
Doctorale.
-
Pas d’autre
activité
pendant la
thèse que des
formations et
de la
recherche.
-
Faire une
réelle
réévaluation
des salaires
de la
recherche pour
qu’ils soient
au niveau
international.
-
Etablir un
climat
confiant et
permettre à
tous les
acteurs du
développement,
de la
recherche et
de
l’enseignement
supérieur de
se
connaitre pour
pouvoir
travailler
ensemble en
synergie.
Je
vous prie de
croire,
Monsieur, à
l'assurance de
toute
ma
considération.
Nicolas
DUPONT-AIGNAN
Candidat à la
présidence de
la République
Député de
l’Essonne –
Maire d’Yerres